Chantemerle n'est pas qu'un potager. C'est l'idée d'une ferme vivante, qui pourrait se construire patiemment, saison après saison, autour de trois élans complémentaires.
La ferme reste une ferme. Le maraîchage et le verger continuent de nourrir les gens d'ici, au rythme des saisons. Et parce que le climat change, le verger s'ouvre peu à peu à de nouvelles cultures - amandiers, kiwis, espèces que nos hivers plus doux rendent désormais envisageables. Une manière de préparer la terre d'aujourd'hui à nourrir encore longtemps.
C'est déjà commencé, et nous ne faisons que continuer : peu à peu, la ferme s'aménage pour que le vivant y trouve toute sa place - des haies, des zones laissées libres, une attention portée à la vie des sols, un refuge pour la faune et les oiseaux. Une ferme qui produit avec la nature plutôt que contre elle, où chaque parcelle cultivée a sa contrepartie sauvage.
Et puis Chantemerle pourrait devenir un lieu d'accueil, fondé sur la réciprocité. On y viendrait souffler, renouer avec la terre et le vivant ; en retour, on prêterait main-forte au jardin ou à la renaturation. Le temps d'un après-midi, de quelques jours ou d'une saison - chacun à sa mesure.
Trois élans qui se répondent et se nourrissent l'un l'autre - pour faire de Chantemerle, demain, une ferme nourricière, vivante et partagée.